Questions transversales corrigées

Modifié par Clemni

Ces éléments de réponse sont basés exclusivement sur les sources fournies.

1. Quelles sont les personnes qui se déplacent en Méditerranée et d'où viennent-elles, selon les sources ?

  • Les sources parlent principalement de migrants irréguliers.
  • Parmi les personnes interceptées, on compte des hommes, des femmes et des enfants.
  • Ces personnes sont décrites comme fuyant des situations "insoutenables" dans leur pays d'origine ou sur la route migratoire.
  • Plus spécifiquement, certaines personnes secourues mentionnées sont d'origine soudanaise et érythréenne.
  • Une jeune femme secourue est identifiée comme venant de Côte d'Ivoire.
  • Un rapport de l'OIM de 2017 souligne que les arrivées en Grèce depuis la Turquie concernent principalement des ressortissants de pays touchés par les conflits et l'instabilité politique, comme l'Iraq, l'Afghanistan et la Syrie.
  • Les arrivées en Italie depuis l'Afrique du Nord proviennent majoritairement d'Afrique subsaharienne. Le rapport établit également que la plupart des migrants en Libye proviennent de pays qui ne font pas partie des principaux pays d'origine des migrants entrant clandestinement en Italie.
  • En 2024, 21 700 migrants ont été interceptés en mer Méditerranée par les garde-côtes libyens. Parmi eux, 1 500 femmes et 700 enfants.

2. Quelles sont les principales raisons qui poussent ces personnes à entreprendre leur voyage en Méditerranée, d'après les sources ?

  • Les personnes tentent de traverser la mer Méditerranée après avoir fui des situations insoutenables dans leur pays d’origine ou sur la route migratoire.
  • Ces situations insoutenables incluent la guerre, les violences et la pauvreté.
  • Beaucoup cherchent à échapper à ce que nombre d'entre elles décrivent comme "l'enfer libyen".
  • Le rapport de 2017 mentionne que les personnes fuyant la Libye continuent à le faire malgré l'absence de navires de secours.
  • Pour celles venant d'Iraq, d'Afghanistan et de Syrie (arrivant via la Turquie en Grèce), il s'agit de ressortissants de pays touchés par le conflit et l'instabilité politique. Ils seraient susceptibles d'obtenir le statut de réfugié. Ces demandeurs d'asile n'avaient pas de possibilités de visa humanitaire ou de migration régulière dans leurs pays d'origine.
  • Les arrivées en Italie depuis l'Afrique du Nord, majoritairement d'Afrique subsaharienne, sont en réponse aux fortes pressions migratoires : l'accroissement de la population et les moyens de subsistance limités, le taux de chômage élevé et la mauvaise gouvernance, ainsi que l'instabilité politique et économique.
  • Le rapport de 2017 indique aussi que les politiques migratoires plus restrictives de certains pays européens, comme l'introduction de conditions d'obtention de visas, ont incité à la migration irrégulière et au trafic illicite d'êtres humains.

3. Quels sont les dangers et les risques spécifiques liés à la traversée de la Méditerranée par la mer, tels que décrits dans les sources ?

  • La traversée se fait dans des embarcations précaires, impropres à la navigation et surchargées. Les personnes embarquent sur des canots de fortune en bois ou en métal, inadaptés à de tels trajets en mer. Ils sont faits "à la main", la plateforme est "trop trop trop faible".
  • La traversée de la Méditerranée centrale est décrite comme la route migratoire maritime la plus mortelle au monde.
  • Depuis 2014, 24 613 personnes ont péri en Méditerranée centrale ; 74,6 % des décès en Méditerranée depuis 2014 se sont produits en Méditerranée centrale.
  • En 2024, plus de 2 200 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l'Europe. Près de 1 700 vies ont été perdues "sur la seule route de la Méditerranée centrale" entre la Libye et l'Italie.
  • En 2019, 1 262 des 1 885 morts recensés sur les trois axes migratoires méditerranéens l'ont été en Méditerranée centrale. La mortalité en Méditerranée centrale a plus que doublé par rapport à 2018 pour atteindre le taux record de 4,78 %.
  • L'année 2021 a été l'année la plus meurtrière en Méditerranée depuis 2017. 1 553 personnes ont perdu la vie en mer Méditerranée centrale en 2021, soit une augmentation de plus de 50 % par rapport à 2020. Le premier trimestre 2023 a également été le plus meurtrier depuis 2017.
  • La distance entre la Libye et l'Italie (300 à 400 km) contribue à cette mortalité importante.
  • Le manque de capacités de recherche et de sauvetage étatiques en Méditerranée centrale.
  • Les entraves à l'encontre des navires des ONG.
  • Une coordination déficiente, voire inexistante, des garde-côtes libyens.
  • La plupart des migrants ne sachant pas nager, la moindre erreur peut coûter très cher.
  • Des bateaux rapides non identifiés mettent en danger la vie des rescapés et de l'équipage des navires de sauvetage.
  • Les traversées se font souvent dans la nuit pour échapper à la surveillance.
  • Les passagers sont entassés.
  • Ils subissent des dangers extrêmes comme des creux de 3 m et un vent force 7.
  • Certains meurent noyés ou ne survivent pas à la traversée.
  • Les personnes secourues présentent des blessures (hypothermie, déshydratation, brûlures diverses) et des traumatismes psychologiques. Elles vivent souvent dans la crainte d'être ramenées en Libye.

4. D'après les sources, que deviennent les personnes qui sont interceptées ou secourues, et comment les actions et politiques des États (notamment européens et libyens) influencent-elles leur sort ?

  • Les migrants sont généralement arrêtés par les garde-côtes libyens dans les eaux territoriales libyennes ou dans les eaux internationales.
  • Près de 22 000 migrants ont été interceptés en mer Méditerranée par les garde-côtes libyens en 2024. Ce chiffre était de 17 000 en 2023 et 24 600 en 2022. En 2024, 21 762 personnes ont été interceptées par les garde-côtes libyens.
  • La grande majorité des migrants interceptés et ramenés en Libye se retrouvent en prison.
  • Depuis 2017, un accord entre Tripoli et Rome, soutenu par Bruxelles (l'UE), confie aux autorités libyennes la charge de la coordination des sauvetages au large de leurs côtes. L'UE confie aux autorités libyennes le soin d'intercepter les embarcations. Le but est d'endiguer les flux de migrants à destination de l'Europe.
  • L'accord de 2017 prévoit que l'Italie équipe et forme les Libyens pour intercepter les migrants. En 2017, l'UE a affecté 200 millions d'euros à la Libye pour le financement, la formation et l'équipement des garde-côtes libyens. Cette politique consiste à réexternaliser la question migratoire auprès des autorités libyennes.
  • Les personnes ramenées en Libye sont internées dans des centres de détention où leur intégrité physique et le respect de leurs droits les plus élémentaires ne sont absolument pas assurés. Les conditions en Libye sont considérées comme ne permettant pas de faire de la Libye un "lieu sûr".
  • Les ONG de sauvetage comme SOS Méditerranée opèrent au large des côtes libyennes pour sauver les migrants en perdition.
  • Depuis 2016, SOS Méditerranée a secouru plus de 35 000 personnes.
  • Il y a eu une criminalisation des bateaux de sauvetage. Depuis juin 2018, les ports italiens ont été fermés aux navires de sauvetage. Les navires d'ONG sont bloqués des jours voire des semaines avant un débarquement ad hoc.
  • Le décret Piantedosi en 2023 a édicté de "nouvelles règles" pour les navires des ONG, accompagnées de lourdes amendes et sanctions, et impose des détentions de navires humanitaires. Il assigne souvent des lieux sûrs "systématiquement très éloignés", ce qui prend du temps et des ressources aux ONG et les éloigne de la zone de détresse. En février 2024, 21 ONG ont dénoncé ce décret et demandé aux autorités italiennes de cesser d'entraver leurs activités.
  • Les difficultés rencontrées par les navires d'ONG contribuent au manque de secours et à la mortalité. Les entraves à l'encontre des navires des ONG sont un facteur expliquant la mortalité importante.
  • Certains États membres de l'UE (Malte et l'Italie) ont annoncé ne plus être en mesure de fournir un lieu sûr ou d'aider au débarquement durant la pandémie de Covid-19. Le gouvernement de Tripoli a aussi déclaré ses ports non sûrs à cette période.
  • Il y a eu de interminables attentes en mer pour les personnes secourues par des navires d'ONG. Parfois, les navires d'ONG doivent se tourner vers des pays plus éloignés, comme la France (Toulon en 2022).
  • En Europe, une fois débarquées, les personnes font face à une situation où l'Europe est "de moins en moins désireuse de les accueillir".
  • Certaines personnes secourues bénéficient d'une prise en charge médicale et sont emmenées dans un hôpital. Une femme enceinte a pu accoucher en sécurité en Sicile.
  • L'Italie est mentionnée comme le seul pays européen du pourtour méditerranéen acceptant les débarquements de certains naufragés.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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